En marge d’une vidéo publiée dimanche sur ses réseaux sociaux, le comédien montpelliérain a demandé à l’animateur de M6 de s’intéresser dans l’émission «Appel à témoins» à la gendarme retrouvée morte en 2011 dans sa caserne à Lyon.
Le 24 septembre 2011 au matin, le corps inanimé de Myriam Sakhri avait été retrouvé dans son logement de fonction à la caserne Delfosse à Lyon. Cette gendarme de 32 ans avait succombé à une blessure par balle au niveau du foie. À ses côtés, son arme de service et un message où elle mettait en cause son supérieur hiérarchique. L’enquête avait conclu par un « suicide pour raisons personnelles ».
En désaccord avec cette thèse, les proches de la victime avaient demandé l’ouverture d’une nouvelle instruction afin que l’hypothèse d’un homicide volontaire ou involontaire soit étudiée. Car quatre mois avant sa mort, Myriam Sakhri avait dénoncé auprès de sa hiérarchie des actes de racisme et de harcèlement de la part de trois de ses collègues. Une démarche qui n’avait pas été prise au sérieux par les supérieurs de la jeune femme d’origine algérienne.
« Monsieur Julien Courbet, votre émission “Appel à témoins” relance des enquêtes là où la justice s’arrête »
Après plusieurs recours, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Lyon a annoncé jeudi dernier mettre un terme à ce dossier, estimant « qu’il n’y avait pas lieu à poursuivre quiconque dans cette affaire ». Alors que les avocats de la famille de Myriam Sakhri s’apprêtent à saisir la Cour de cassation, Rémi Gaillard est venu apporter son soutien pour donner davantage de résonance à cette affaire.
Le comédien montpelliérain de 50 ans, réputé depuis plusieurs années pour ses vidéos humoristiques et son engagement pour la protection des animaux notamment, est suivi par des millions d’abonnés sur Internet. Dimanche, il a publié une nouvelle vidéo sur les « zones d’ombre » de la mort de Myriam Sakhri en interpellant ouvertement Julien Courbet.
« Monsieur Julien Courbet, votre émission “Appel à témoins” relance des enquêtes là où la justice s’arrête, a écrit Rémi Gaillard. La famille de Myriam Sakhri, gendarme retrouvée morte dans sa caserne en 2011, vous interpelle aujourd’hui. Voici la première vidéo d’une série consacrée aux zones d’ombre qui entourent l’affaire : une détonation dans une caserne, sans témoin auditif. La suite arrive. »
Dans cette première vidéo, Rémi Gaillard met en avant le fait que personne n’ait entendu de coup de feu durant la nuit de la mort de Myriam Sakhri dans un immeuble mal insonorisé où résident plusieurs dizaines de familles de gendarmes. Il pose la question d’une scène « déplacée ou maquillée » et de « témoins ignorés ». Le Montpelliérain s’étonne que le chien de la victime ait été retrouvé sans la moindre trace de sang sur lui et sans son collier. Un objet que l’animal portait tout le temps et qui n’a jamais été retrouvé.
Julien Courbet lui a répondu qu’il faisait suivre sa demande aux équipes d’ « Appel à témoins » mais sans rien garantir.
Damien Mercereau / TV Magazine